{"id":123,"date":"2012-01-03T12:13:43","date_gmt":"2012-01-03T11:13:43","guid":{"rendered":"http:\/\/noshamsters.be\/nienalili\/?p=123"},"modified":"2012-01-03T12:13:43","modified_gmt":"2012-01-03T11:13:43","slug":"mais-qui-es-tu-vraiment","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/noshamsters.be\/nienalili\/?p=123","title":{"rendered":"Mais qui es-tu vraiment?"},"content":{"rendered":"<p><em>Texte pour une battle avec <a href=\"http:\/\/www.arbredenessa.net\/\" target=\"_blank\">Nessa<\/a>.<\/em><\/p>\n<p align=\"left\">Je peux encore sentir le go\u00fbt de ta peau sur mes l\u00e8vres, alors que tu es d\u00e9j\u00e0 hors de vue depuis plusieurs heures. Je suis toujours l\u00e0, seule, plant\u00e9e au milieu de cette plaine venteuse, \u00e0 attendre d\u2019une mani\u00e8re d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e et presque hyst\u00e9rique de te voir r\u00e9appara\u00eetre sur le rebord trop lisse de l\u2019horizon. La derni\u00e8re vision que j\u2019ai de toi est celle d\u2019un homme vieux, fatigu\u00e9, trop fatigu\u00e9 pour faire ce qu\u2019il a \u00e0 faire, mais trop t\u00eatu pour abandonner, alors que tu me tournais le dos et que, sans un mot d\u2019adieu, tu sortais de ma vie. Cette fois, pas de porte \u00e0 franchir, pas de mot de passe, pas de code secret, pas de panique, pas de course contre le temps. Cette fois, ce n\u2019est pas le destin qui nous disperse comme il affectionne tant de le faire, cette fois, c\u2019est toi qui t\u2019en vas. Pour la derni\u00e8re fois, tu t\u2019en vas.<\/p>\n<p align=\"left\">Je finis par m\u2019asseoir sur le sol sableux de cette terre d\u00e9vast\u00e9e. Je suis ici pour toi, apr\u00e8s tout, alors je n\u2019ai plus rien \u00e0 y faire. C\u2019est toi qui m\u2019as emport\u00e9e dans ce monde sans retour. \u00a0Non, pas emport\u00e9e\u00a0; tu m\u2019y as attir\u00e9e, tir\u00e9e m\u00eame. Sortie de mon \u00e9l\u00e9ment et plong\u00e9e dans celui-ci. On ne peut pas dire que j\u2019\u00e9tais bien avant, j\u2019avais le mal du monde dans lequel je vivais. Je n\u2019\u00e9tais jamais vraiment moi-m\u00eame, sachant que j\u2019attendais quelque chose, mais sans savoir quoi. Ou qui. Quand tu m\u2019as trouv\u00e9e, j\u2019\u00e9tais perdue. D\u00e9pressive. Violente. Hors de contr\u00f4le. D\u00e9racin\u00e9e. Tout cela parait si loin \u00e0 pr\u00e9sent. Si d\u00e9risoire. Tu as simplement tendu la main, une de tes si jolies mains, avec des doigts tr\u00e8s fins. J\u2019ai pens\u00e9 que tu devais \u00eatre artiste, probablement musicien avec de si beaux doigts. Rien ne me pr\u00e9parait \u00e0 croire que ton instrument \u00e9tait un pistolet, vieux comme le monde, vieux comme tous les mondes.<\/p>\n<p align=\"left\">Le vent souffle toujours plus fort, je le sens qui pousse le froid jusqu\u2019au fond de moi, ce froid qui semble sceller un pacte de non-retour. Il s\u2019insinue dans ma chair, glisse le long de ma peau, et p\u00e9n\u00e8tre au fond de moi jusqu\u2019\u00e0 la moelle. Nous ne sommes plus si loin. Enfin toi, tu n\u2019es plus si loin. Je ne suis plus de la partie \u00e0 pr\u00e9sent. Tu veux continuer seul. Tu dois \u00eatre tellement proche d\u2019elle, de celle qui hante tes r\u00eaves tout comme tes cauchemars. Tu as r\u00eav\u00e9 d\u2019elle. Tu as trahi pour elle. Tu as tu\u00e9 pour elle. Nous avons tous tu\u00e9 pour elle. Juste pour la voir. Juste pour savoir qu\u2019on la trouverait et pour nous prouver \u00e0 nous-m\u00eame qu\u2019elle existe bel et bien et qu\u2019elle est toujours debout. Mais tu as fait tellement plus de route que nous. Tu as \u00e9t\u00e9 si loin, et tu venais d\u00e9j\u00e0 de si loin. Pour nous, ce n\u2019\u00e9tait qu\u2019un bout de chemin que l\u2019on a trac\u00e9 avec toi. C\u2019\u00e9tait si insignifiant. Je suis la derni\u00e8re. Je suis seule et je te maudis de m\u2019avoir laiss\u00e9e alors que nous pouvions y arriver. Pour ma s\u00e9curit\u00e9\u00a0? Foutaises\u00a0! Simplement parce que tu es le seul \u00e0 devoir aller jusque l\u00e0, il \u00e9tait \u00e9crit que c\u2019\u00e9tait toi qui devait y parvenir, toi qui devait y monter et toi qui devait y r\u00e9gner. Pas une pauvre fille comme moi, aussi habile que je sois devenue, aussi dou\u00e9e avec des pistolets que je sois, aussi prise par la passion de la qu\u00eate que j\u2019ai pu l\u2019\u00eatre. Ce n\u2019\u00e9tait pas \u00e0 moi d\u2019aller jusqu\u2019au bout. Et puisque je ne suis pas morte en chemin, puisque la clairi\u00e8re au bout du sentier n\u2019a pas voulu de moi si t\u00f4t, et bien tu m\u2019as abandonn\u00e9e.<\/p>\n<p align=\"left\">Je me souviens de cette journ\u00e9e pluvieuse qui avait suivi notre plus gros combat, celui \u00e0 La Route. Je peux encore, quand je ferme les yeux, te voir, droit et fier, au centre du village, cern\u00e9 d\u2019ennemis mais entour\u00e9 d\u2019amis, le pistolet bien appuy\u00e9 sur ton \u00e9paule, tes tirs si rapides que l\u2019\u0153il ne pouvait que constater les d\u00e9gats, apr\u00e8s coup, et tirer les conclusions n\u00e9cessaires. Tes yeux bleus, per\u00e7ants, qui visualisaient trop bien la sc\u00e8ne o\u00f9 nos pauvres ennemis n\u2019auraient jamais du croiser ton chemin. Parce qu\u2019avec toi, il n\u2019y a jamais de deuxi\u00e8me chance. Pas de repentir, pas d\u2019excuses, pas d\u2019h\u00e9sitations. L\u2019odeur du sol mouill\u00e9 emplissait mes narines, alors que je visais bien plus avec mon instinct qu\u2019avec mes yeux, brouill\u00e9s qu\u2019ils \u00e9taient par la pluie m\u00eal\u00e9e \u00e0 la fum\u00e9e de nos armes. Mais toi, je te voyais. Tu ne vis que pour \u00e7a\u00a0: te battre et parvenir enfin \u00e0 tes fins. A force de te c\u00f4toyer, nous avons nous aussi finit par ne vivre que pour \u00e7a.\u00a0 Pour sentir le moment o\u00f9 c\u2019est son corps qui prend le contr\u00f4le et que l\u2019on n\u2019est plus qu\u2019un simple spectateur de ses actes. Nous sommes devenus des prolongations de toi. Cependant, l\u00e0 o\u00f9 nous pensions \u00eatre indispensables, nous \u00e9tions tout juste utiles. Ils sont morts pour toi, pour te porter plus haut, pour te mener plus loin dans ta qu\u00eate. J\u2019aurais voulu mourir pour toi. Je pourrais mourir pour toi. Donner ma vie, si peu int\u00e9ressante et si fade contre la tienne, si riche et si color\u00e9e. Mais le hasard, le destin, ou quoi que ce soit, ne m\u2019en a pas laiss\u00e9 l\u2019occasion.<\/p>\n<p align=\"left\">Je suis toujours l\u00e0, assise sur le sol dur, et je sens le noir qui me grignote, la folie qui s\u2019approche dangereusement. Oh bien sur, certains diront que j\u2019aurais simplement du te suivre, que probablement tu voulais me prot\u00e9ger des choses que l\u2019on pourrait rencontrer l\u00e0-bas, lugubres, dangereuses, mortelles. Mais il n\u2019en est rien. Je ne t\u2019aurais pas suivi de toute fa\u00e7on. Je suis absolument incapable de contester un ordre venant de toi, sauf lorsque tu plaisantes. Et nous \u00e9tions \u00e0 des lieues de la blague. Tu n\u2019as jamais \u00e9t\u00e9 aussi s\u00e9rieux que lorsque tu m\u2019as dit\u00a0: \u00ab\u00a0Suze, je continue seul. Ce chemin n\u2019est pas le tien.\u00a0\u00bb Rien d\u2019autre, pas de merci, pas d\u2019au revoir. Pas d\u2019embrassades. Je me suis pench\u00e9e, j\u2019ai d\u00e9pos\u00e9 un baiser sur le coin de tes l\u00e8vres et tu as tourn\u00e9 les talons. Comme \u00e7a. En m\u2019oubliant dans les t\u00e9n\u00e8bres de l\u2019\u00e9ternit\u00e9.<\/p>\n<p align=\"left\">Je pensais que je pouvais t\u2019accompagner, apr\u00e8s avoir tout donn\u00e9, et apr\u00e8s avoir tout perdu, je pensais avoir gagn\u00e9 \u2013ch\u00e8rement \u2014 le droit de la voir moi aussi. Mais non. Je pensais que tu avais appris \u00e0 m\u2019aimer, malgr\u00e9 ton air d\u00e9tach\u00e9 et ta vie sans collier. Je pensais que tu accepterais ma compagnie, ayant perdu tant d\u2019amis au cours de cette longue route. Je pensais que tu serais moins \u00e9go\u00efste et plus humain que celui que j\u2019ai embrass\u00e9 quelques heures auparavant. Celui qui m\u2019a laiss\u00e9 sans un mot. Celui qui pensais que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 d\u2019une grande aide, mais que ma route est termin\u00e9e d\u00e9sormais. Celui que je pensais conna\u00eetre, mais que finalement, je d\u00e9couvre aujourd\u2019hui seulement\u2026Je sais ce que tu es, je sas ce que tu as fait, je sais ce que tu veux, ce que tu aimes, ce que tu d\u00e9testes, je connais tes go\u00fbts et tes passions, mais il y a une chose que tu dois me dire, mon amour\u00a0: qui es-tu vraiment\u00a0?<em><br \/>\n<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte pour une battle avec Nessa. Je peux encore sentir le go\u00fbt de ta peau sur mes l\u00e8vres, alors que tu es d\u00e9j\u00e0 hors de vue depuis plusieurs heures. Je suis toujours l\u00e0, seule, plant\u00e9e au milieu de cette plaine venteuse, \u00e0 attendre d\u2019une mani\u00e8re d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e et presque hyst\u00e9rique de te voir r\u00e9appara\u00eetre sur le rebord trop lisse de l\u2019horizon. 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On ne peut pas dire que j\u2019\u00e9tais bien avant, j\u2019avais le mal du monde dans lequel je vivais. Je n\u2019\u00e9tais jamais vraiment moi-m\u00eame, sachant que j\u2019attendais quelque chose, mais sans savoir quoi. Ou qui. Quand tu m\u2019as trouv\u00e9e, j\u2019\u00e9tais perdue. D\u00e9pressive. Violente. Hors de contr\u00f4le. D\u00e9racin\u00e9e. Tout cela parait si loin \u00e0 pr\u00e9sent. Si d\u00e9risoire. Tu as simplement tendu la main, une de tes si jolies mains, avec des doigts tr\u00e8s fins. J\u2019ai pens\u00e9 que tu devais \u00eatre artiste, probablement musicien avec de si beaux doigts. Rien ne me pr\u00e9parait \u00e0 croire que ton instrument \u00e9tait un pistolet, vieux comme le monde, vieux comme tous les mondes. Le vent souffle toujours plus fort, je le sens qui pousse le froid jusqu\u2019au fond de moi, ce froid qui semble sceller un pacte de non-retour. 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Je peux encore, quand je ferme les yeux, te voir, droit et fier, au centre du village, cern\u00e9 d\u2019ennemis mais entour\u00e9 d\u2019amis, le pistolet bien appuy\u00e9 sur ton \u00e9paule, tes tirs si rapides que l\u2019\u0153il ne pouvait que constater les d\u00e9gats, apr\u00e8s coup, et tirer les conclusions n\u00e9cessaires. Tes yeux bleus, per\u00e7ants, qui visualisaient trop bien la sc\u00e8ne o\u00f9 nos pauvres ennemis n\u2019auraient jamais du croiser ton chemin. Parce qu\u2019avec toi, il n\u2019y a jamais de deuxi\u00e8me chance. Pas de repentir, pas d\u2019excuses, pas d\u2019h\u00e9sitations. L\u2019odeur du sol mouill\u00e9 emplissait mes narines, alors que je visais bien plus avec mon instinct qu\u2019avec mes yeux, brouill\u00e9s qu\u2019ils \u00e9taient par la pluie m\u00eal\u00e9e \u00e0 la fum\u00e9e de nos armes. Mais toi, je te voyais. Tu ne vis que pour \u00e7a\u00a0: te battre et parvenir enfin \u00e0 tes fins. A force de te c\u00f4toyer, nous avons nous aussi finit par ne vivre que pour \u00e7a.\u00a0 Pour sentir le moment o\u00f9 c\u2019est son corps qui prend le contr\u00f4le et que l\u2019on n\u2019est plus qu\u2019un simple spectateur de ses actes. Nous sommes devenus des prolongations de toi. Cependant, l\u00e0 o\u00f9 nous pensions \u00eatre indispensables, nous \u00e9tions tout juste utiles. Ils sont morts pour toi, pour te porter plus haut, pour te mener plus loin dans ta qu\u00eate. J\u2019aurais voulu mourir pour toi. Je pourrais mourir pour toi. Donner ma vie, si peu int\u00e9ressante et si fade contre la tienne, si riche et si color\u00e9e. Mais le hasard, le destin, ou quoi que ce soit, ne m\u2019en a pas laiss\u00e9 l\u2019occasion. Je suis toujours l\u00e0, assise sur le sol dur, et je sens le noir qui me grignote, la folie qui s\u2019approche dangereusement. Oh bien sur, certains diront que j\u2019aurais simplement du te suivre, que probablement tu voulais me prot\u00e9ger des choses que l\u2019on pourrait rencontrer l\u00e0-bas, lugubres, dangereuses, mortelles. Mais il n\u2019en est rien. Je ne t\u2019aurais pas suivi de toute fa\u00e7on. Je suis absolument incapable de contester un ordre venant de toi, sauf lorsque tu plaisantes. Et nous \u00e9tions \u00e0 des lieues de la blague. Tu n\u2019as jamais \u00e9t\u00e9 aussi s\u00e9rieux que lorsque tu m\u2019as dit\u00a0: \u00ab\u00a0Suze, je continue seul. Ce chemin n\u2019est pas le tien.\u00a0\u00bb Rien d\u2019autre, pas de merci, pas d\u2019au revoir. Pas d\u2019embrassades. Je me suis pench\u00e9e, j\u2019ai d\u00e9pos\u00e9 un baiser sur le coin de tes l\u00e8vres et tu as tourn\u00e9 les talons. Comme \u00e7a. En m\u2019oubliant dans les t\u00e9n\u00e8bres de l\u2019\u00e9ternit\u00e9. 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